ORIXAS

Bien avant d’être des divinités, les Orixás sont des archétypes. Chacun incarne une force naturelle, une énergie humaine. Les rencontrer à travers la danse, c’est retrouver quelque chose d’essentiel et fondamental en nous. 

Les Orixás — forces vivantes de la nature

Les orixàs sont de véritables forces vivantes de la nature — la mer, le tonnerre, le vent, la forêt, la rivière, la guerre, l’amour. Ces forces ou énergies, ne sont pas abstraites : elles ont des caractères, des histoires, des passions et des colères. Elles sont à la fois la nature autour de nous et les dynamiques qui nous traversent.

Dans la cosmologie yoruba, chaque être humain est lié à un Orixá particulier — son gardien, la force qui façonne son tempérament et son destin. On ne choisit pas son Orixá : c’est lui qui vous reconnaît. 

« Les Orixás sont des forces ancestrales divinisées qui, de leur vivant, gouvernèrent des éléments comme le tonnerre, le vent, les eaux, la chasse et les plantes médicinales. »

— Pierre Verger, ethnographe, autorité mondiale sur le Candomblé

 

Un héritage vieux de cinq mille ans

La tradition des Orixás naît chez les Yorubas — peuple de l’actuel Nigeria, Bénin et Togo dont la culture spirituelle remonte à plus de 5 000 ans. Dans cette cosmologie, il existe plus de 400 Orixás, chacun associé à un territoire naturel, à des vertus, à des rites précis transmis oralement de génération en génération.

Entre le XVIe et le XIXe siècle, la traite négrière déporte des millions d’Africains vers le Brésil. Les Yorubas sont parmi les plus nombreux. Ils apportent avec eux leurs dieux — à bord des navires négriers, dans leur mémoire, dans leur corps.

Au Brésil, sous la pression coloniale et catholique, le culte survit dans la clandestinité, camouflé derrière les saints chrétiens. C’est ainsi que naît le Candomblé — mot qui signifie littéralement danse en l’honneur des dieux — synthèse extraordinaire de résistance culturelle et de vitalité spirituelle.

La danse comme langage sacré

Dans le Candomblé, chaque Orixá possède ses propres rythmes de tambour, ses couleurs, ses gestes, ses offrandes — et surtout, ses danses. Ces danses ne sont pas de simples chorégraphies : elles racontent des mythes, elles appellent une énergie, elles créent un état de résonance intérieure.

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